Traduction collaborative
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Le travail collaboratif est évident à la fois dans tous les scénarios de traduction et tout au long du processus de traduction, des auteurs aux éditeurs, en passant par les agences de traduction et les traducteurs. La collaboration peut avoir lieu entre traducteurs et l’un de ces autres agents, ou entre deux traducteurs ou plus. Les approches fonctionnalistes (Functionalist approaches) en théorie de la traduction (Nord 1997/2008) soulignent cette nature collaborative dans l’ensemble du processus de traduction. On peut donc donner une définition générale de la traduction collaborative : c’est lorsque deux agents ou plus coopèrent d’une manière ou d’une autre pour produire une traduction. La traduction collaborative peut aussi avoir un sens plus restreint, désignant la situation où deux traducteurs ou plus travaillent ensemble pour produire un seul produit traduit. Le terme est également étroitement lié aux concepts de traduction communautaire, traduction sociale, traduction bénévole, traduction de fans, fansubbing ou sous-titrage de fans, et crowdsourcing ou traduction participative. Cette étroite association de concepts est évidente dans le terme « CT3 » (prononcé « CT cubed ») qui a été lancé par DePalma et Kelly (2008) pour désigner « Communauté », « technologie collaborative » et « Crowdsourcing » en référence à la localisation (Localization and translation). La traduction collaborative peut se faire dans de nombreux domaines, y compris la traduction technique et littéraire (par exemple Agorni 2005 ; Rosslyn 2001) et celle des genres populaires (par exemple O’Hagan 2009).