La post-édition
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« Post-édition » est le terme utilisé pour décrire la révision d’un texte traduit automatiquement par un système de traduction automatique (TA) (voir Machine Translation/Traduction automatique*). Le principe de base de cette activité est que l’éditeur, généralement un traducteur formé, compare le texte source à la traduction « brute » produite par le système de TA, identifie toute erreur, y compris les omissions, les ajouts indésirables, les problèmes grammaticaux et stylistiques, et les corrige en révisant la traduction. Bien que la TA se développe depuis de très nombreuses années, elle n’est devenue suffisamment sophistiquée que dans les années 1980 de sorte qu’on peut l’appliquer dans des contextes de traduction réels. C’est d’ailleurs à cette époque que l’on commence à parler de la pratique de la post-édition (voir, par exemple, Vasconcellos 1985, Wagner 1985). Le processus le plus courant alors consistait à envoyer les textes au système de TA puis à les éditer après, d’où l’affixe « post » dans post-édition. A l’heure actuelle, de nouvelles façons d’interagir avec les systèmes de TA ont été développées, ce qui remet en question la pertinence du terme (voir Section 2.4 pour une discussion plus approfondie). Néanmoins, le terme reste très courant et le restera probablement encore longtemps. La post-édition est essentiellement une forme de révision (voir révision **), sauf que le post-éditeur révise une traduction produite automatiquement plutôt qu’une traduction produite par un traducteur (humain). La tâche diffère de la notion traditionnelle de révision du fait que les types d’erreurs générés par un système de TA diffèrent de ceux créés par un traducteur.